Facebook n’est pas propice au commerce ?

Fort de plus de 900 millions d’utilisateurs, Facebook a toujours fait rêver les marques pour le potentiel qu’il représente. Seulement, l’agence Reuters a fait savoir que le réseau social est loin de faire vendre.

Le paradoxe Facebook

Facebook est de loin le numéro un des réseaux sociaux. En quelques années d’existence, le site fondé par Mark Zuckerberg a réuni plus de 900 millions d’utilisateurs si bien qu’il suscite la convoitise des annonceurs. Ce n’est donc pas un hasard si la manne publicitaire représente 85% des revenus de la firme de Palo Alto.

Pourtant, à en croire une étude signée Reuters, la publicité sur Facebook serait loin d’être efficace. Il est à noter que Futur Digital propose parmi ses services, la création de page fan sur le site. Les résultats du sondage ont montré que seul un utilisateur sur cinq a déjà acheté un bien ou débourser pour un service après avoir vu sa publicité sur le site.

Cette information met à mal la compagnie dont le modèle économique a toujours eu du mal à convaincre et ce ne sera pas les investisseurs qui diront le contraire. En effet, malgré tout le buzz qui a entouré l’entrée en bourse de la firme, l’opération s’est soldée par un cuisant échec.

L’enquête a également montré que 34 % des sondés ne passent plus autant de temps sur Facebook comparé à six mois passés. Les raisons que les utilisateurs ont avancées sont entre autres l’ennui, le manque d’intérêt et la peur pour la vie privée.

Le sondage a été réalisé sur un panel de 1 032 internautes aux États-Unis.

Contradiction

Sur le terrain, les expériences ne sont pas les mêmes et les avis sont partagés. Ainsi, si General Motors a décidé de ne plus faire appel au réseau social pour la publicité, les pots Nutella ont vu leurs ventes grimper de 15 % depuis son arrivée sur Facebook.

Le problème c’est que les annonceurs ne savent pas comme s’y prendre avec ce genre de média. Il faut garder en tête que les utilisateurs ne consomment pas ce média comme ils consommeraient la télévision. La manière de les aborder ne doit donc pas être la même sur les deux plateformes.

Avec la télévision, les consommateurs sont passifs. Ils sont en quelque sorte “contraints ” de regarder les publicités entre ou pendant leurs programmes favoris. La situation est différente sur le Web. Les utilisateurs deviennent actifs. Armés de leur souris, ils sont libres de choisir ce qu’ils veulent voir ou non. En venant sur le site avant tout pour s’amuser et partager des choses avec leurs amis, les utilisateurs n’ont pas forcément envie de voir les réclames des marques. Leur cerveau devient ainsi particulièrement étanche à la publicité. A noter que la gestion de l’e-réputation est également importante, c’est l’une des spécialités de l’agence Futur Digital.

Pour espérer avoir un impact plus conséquent, une publicité sur Internet doit favoriser l’interactivité avec la cible. Les annonceurs et les agences ont encore beaucoup à apprendre pour mieux toucher la communauté d’internautes.