Médias sociaux : l’industrie des influenceurs en forte croissance

La publicité en ligne explose, en particulier sur les plateformes de médias sociaux. Alors que de moins en moins de personnes s’intéressent aux publicités télévisées et imprimées traditionnelles, les jeunes se focalisent sur les “j’aime” sur Instagram, Facebook et YouTube. Cela a entraîné une explosion dans ce qu’on appelle l’”industrie des influenceurs”.

Une industrie à part entière

Les influenceurs sont des utilisateurs de médias sociaux qui sont payés pour présenter des produits de marques. Ce sont des personnes comme Diana Marks qui compte 486 000 abonnés. Diana Marks fait partie de ces influenceurs des premières heures. Se lancer dans cette aventure était pour elle un gros pari, car elle ne savait pas ce qu’elle faisait à l’époque. Elle se dit ainsi agréablement surprise par l’évolution de cette pratique devenue un métier. En effet, les influenceurs sont actuellement liés aux marques par des contrats et certains sont même gérés par des managers. Des personnes en font une carrière à part entière.
Selon l’agence MediaKix, les dépenses consacrées aux influenceurs ont fortement augmenté ces dernières années et vont continuer à augmenter. En 2015, l’industrie valait environ 500 millions de dollars. En 2020, sa valeur devrait atteindre entre 5 et 10 milliards de dollars.
En effet, les marques ont beaucoup à gagner avec cette stratégie. Une étude de Tomoson a révélé qu’une marque gagne en moyenne 6.50 de dollars pour chaque dollar dépensé dans une campagne de marketing d’influence. Ainsi, travailler avec des influenceurs coute moins cher qu’une campagne traditionnelle.

Les influenceurs stars

Bien que les influenceurs soient payés pour s’afficher avec un produit, Diana Marks insiste sur l’authenticité des publications. Pour elle, il est important de travailler avec des marques qui correspondent à sa personnalité. Il lui arrive ainsi de refuser de collaborer avec des enseignes qui ne partagent pas ses valeurs ou qui n’entrent pas dans ses habitudes.
Kim Rose, artiste et également influenceuse, pour sa part, mise sur la connexion avec le public. Avec ses quelque 50 000 abonnés, elle se classe parmi les “micro-influenceurs”. Elle est d’avis qu’elle tisse des liens plus forts et plus sincères avec son audimat.
Quoi qu’il en soit, la palme de l’influenceur le plus performant du monde revient à un petit garçon de 8 ans qui répond au nom de Ryan. Sa chaîne YouTube le montre en train de jouer avec des jouets ce qui lui a valu de gagner 22 millions de dollars en 2018. Il est suivi par 17 millions d’abonnés et les marques de jouets se l’arrachent. Toutefois, devenir trop gros présente un risque, celui de trop adapter son contenu à son client, la marque et moins à son public. Le problème d’authenticité peut ainsi se présenter.
Pour conclure, Diana Marks souligne que la positivité est le mot d’ordre des influenceurs. Elle précise que l’ils n’aiment pas s’associer à des choses négatives, en particulier sur Instagram. Dans l’ensemble, il s’agit d’une plate-forme créative, les internautes y vont pour trouver l’inspiration.
Le monde du marketing a grandement évolué avec les réseaux sociaux. L’agence Futur Digital a développé des stratégies pour permettre aux entreprises de tirer leur épingle du jeu.